Les chapelles peintes de l’arrière-pays & Louis Bréa

P1060059---CopieDans la seconde moitié du XV° siècle, la ville de Nice connut un regain de vie monastique avec en 1461 l’installation des frères Mineurs de l’Observance dans le nouveau quartier dit de La Croix de Marbre (rue de France), de même les confréries se multiplièrent.

00-00patrTIN=2014 Dans l’arrière pays niçois les chapelles de villages pauvres se couvrirent de couleurs que les générations suivantes s’empréssèrent de dissimuler sous un crépi blanchâtre, elles réapparaissent de nos jours, citons quelques noms :
Notre-Dame des Fontaines (La Brigue), Peillon, Chapelle de Saint-Grat (Lucéram), Saint Sébastien (Coaraze), Venanson, Saint-Dalmas, Saint-Etienne de Tinèe etc…

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La majorité des peintures ont été éxécutées entre 1451 et 1538. Ce qui surprend dans ces chapelles peintes c’est que les peintures se succèdent sans interruption, c’était un monde coloré et animé. Les saints les plus représentés sont Sébastien, Roch, Brigitte, Maur, Bernard de Menthon, Antoine, etc…
Les thèmes des sujets et des scènes sont déterminés et choisis par les collectivités locales, parachevés par un contrat avec le peintre le plus souvent anonyme, garantie de sa ferveur.
Quelques noms d’artistes :Jean Canavèse à Fontan, Jean Baleison, Guirard Nadal, etc…

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Les rétables et prédelles sont plus évolués dans cet art de la peinture bien plus que les fresques. Ils sont l’oeuvre de Maîtres tels Louis Bréa (1450-1523) avec la Piéta de Cimiez (1475)
Lieuche (Annonciation 1499, chapelle des Pénitents à Puget Théniers), Miralhet (qui a sa rue dans le Vieux Nice) Jacques Durandi,Barthélémy Cléricy, Jean Ruffi, Philippe Butod…
Je ne suis pas spécialiste pour dire s’il y eût une école niçoise autour de Bréa. Ce qui surprend par contre, c’est la prédominance d’un art de la fresque et du rétable dans un pays à la frontière des Alpes, un pays où il est dur de vivre et dont la pauvreté de l’économie ne correspond pas à la richesse de cet épanouissement de la peinture, c’est à l’honneur du Comté Niçois.

Du paléotourisme de riches au tourisme de masse (Suite II)

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En 1864 le géographe Elisée Reclus écrivait l’un des premiers guides sur le midi de la France : « Villes d’hiver de la Méditerranée »
voici ce qui y était dit sur Nice :  » Les hôtels sont très confortables. Le plus ancien et l’un des plus vastes d’Europe est l’hôtel Chauvain, sur le quai Saint Jean Baptiste, près du Pont Neuf, avec 600 lits. Pour la location des appartements ou villas, les renseignements sont difficiles à obtenir : dans l’intérêt des voyageurs, il serait très désirable qu’on établit à Nice un syndicat pour les renseignements semblable à celui de Pau.
Le principal établissement de bains est celui des polythermes rue Saint-François de Paule. Un tunnel pavé en marbre conduit de la rue Saint François de Paule à la mer… »
Elisée Reclus reprenait la vogue des premiers guides touristiques créés au XIX° en Angleterre et en Allemagne, tels les guides Reichard à partir de 1784, les guides Baedecker à partir de 1828 et les guides Murray de 1836.
En France les premiers guides furent les guides Joanne à partir de 1853, bien avant les guides bleus Hachette et les guides Michelin et ses cartes…

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Nice est accueillante pour les malades,un des premiers livres touristiques publie cet article de Charles Mercier Dupaty :

« Les maisons de campagne des environs de Nice sont peuplèes d’Anglais, de Français, d’Allemands. C’est là que de tous les pays du monde se fuit l’hiver. Nice, pendant l’hiver, est une espèce de serre pour santés délicates. »

Du paléotourisme de riches au tourisme de masse (Suite)

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Au début du XIX° siècle l’économie niçoise n’est pas une priorité pour les Rois Sardes, en comparaison les Gênois ont des moyens financiers illimités, ainsi Gênes bénéficie de 67 %, Turin 22%, des investissements de capitaux sardes alors que Nice 11%… Pour équilibrer leurs finances les niçois ont besoin des deniers des locations d’appartements aux étrangers… Cependant à cette époque le tourisme n’est pas encore une industrie, Nice reçoit surtout les valétudinaires en hiver alors que Pau, Spa ou bath ont une fonction estivale plus « mondaine ».
Ainsi la ville de Nice s’étand au delà du Paillon et un quartier, celui de la Croix de marbre (rue de France) les anglais l’appelaient Newborough, avec l’hotel d’Angleterre reçoit les Anglais pendant toute la Restauration sarde, ils y prennent leurs habitudes, ils ont leurs maisons, leur temple, leur cimetière et une petite plage où ils prennent des bains de mer, chose que les niçois ont en horreur.
La vie à Nice se déroule à cette époque en se partageant entre les résidences hivernales et la vieille ville; une inégalité démographique entre hiver et été, en hiver c’est le cycle des fêtes avec le Carnaval, les réjouissances vont de Décembre à Mai.. Par contre en été c’est le désert, l’écrivain et peintre Marie Bashkirtseff écrira en 1873 : « les étés à Nice me tuent : il n’y a personne.. Passer un été à Nice, c’est perdre la moitié de sa vie ! … »

à suivre

Du paléotourisme de riches au tourisme de masse

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Le mot tourisme serait né en 1841, on le devrait aux anglais, les mêmes qui cette année là ouvraient l’Agence Thomas Cook, la première agence de voyage au monde. Ce fut d’abord le privilège des riches pour meubler leur oisiveté.

Mais avant de parler de tourisme à Nice et autour de Nice, encore faut il avair une idée des distances et du temps pour les parcourir avant l’invention du train.

Quelques exemples :

  • Pour se rendre de Nice à Guillaumes (97 kms), il faut 20 heures
  •  »    »                »    de Levens à Saint Dalmas le Selvage (81 kms) il faut 29 heures
  •   »          »         »    de l’Escarène  à Tende (61 kms) il faut 17 heures
  •    »         »         »    de Nice  à Beuil (79 kms) il faut 22 heures

— Alors ?  Emprunter les routes ?

En fait de routes ce sont des chemins éboulés, ravinés, les ponts sont souvent écroulés, c’est dangereux. Les Ducs et les Rois ne se sont occupé que de la cité de Nice. Un exemple : les droits de douanes pour le passage des troupeaux instaurés au moyen-âge sont toujours en vigueur jusqu’au XIX° siècle.

L’attraction du paléotourisme (tourisme ancien) avant 1860 tiendrait surtout au climat agréable de la région plus qu’au relief grandiose. Ainsi le climat serait le mobile principal des migrations hivernales, pour l’étayer il existe dans la première moitié du XIX° siècle des rapports météorologiques établis par le Préfet  Du Bouchage en 1806, le livre de Bonifacy notant de 1814 à 1829 les températures, orages, hygrométrie, neiges, grêle etc…Les observations de Louis Roubaudi de 1830 à 1834 dans son livre « Nice et ses environs », les relevés astronomiques de l’astronome Teysseire de 1849 à 1861…

—–A suivre—–

Le Plébiscite de 1860

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L’unité italienne était en marche, Nice n’avait plus le choix entre l’Empire français centralisateur et les états sardes fédéralistes. La vieille monarchie savoyarde était en voie de disparition, cinq siècles d’histoire commune s’achevait ainsi.
Selon certains historiens le rattachement du comté de Nice à la France a été l’oeuvre de Napoléon III, pour ceci durant deux ans il se heurta au ministre sarde Cavour. Cet homme à qui selon « une certaine pensée » a été reprochée jusqu’à nos jours « la vilénie » du coup d’état du 2/12/1851, se battit inlassablement pour que Nice et la Savoie deviennent français, à côté d’éléments négatifs tels Sedan ou l’expédition au Mexique, celui ci injustement ne lui est toujours pas attribué…
Le scrutin se déroulera au collège national qui deviendra le lycée du Parc Impérial.
Les chiffres officiels :
Le comté (en totalité)=
Inscrits : 30.712
Votants : 25.933
Oui : 25.743
Non : 160
Nuls : 30
Abstentions : 4.779

Par sénatus-consulte du 12 Juin 1860 la Savoie et Nice font partie intégrante de l’Empire Français.
Cependant les limites des territoires annéxés ayant été déterminées par des fonctionnaires parisiens ne connaissant rien à la région, manquaient Tende et La Brigue qui ne rejoignirent le giron des AM qu’en 1947.
Autres modifications : la ville de Grasse qui faisait partie du Var fut rattachée aux Alpes Maritimes d’où le fait que le département Varois de nos jours n’est plus traversé par le fleuve Var, et la survivance des termes rives droite et rives gauche du Var encore de nos jours, comme pour les rives de la Seine.
En conclusions : le nouveau Préfet ne comprend pas grand chose au pays niçois, la Cour d’Appel se trouve à Aix et le Sénat niçois a bien sur disparu,le port franc de Nice tombe dans l’oubli, le comté est rattaché à l’Académie d’Aix et à l’Archevêché d’Aix. La centralisation française a digéré les particularismes niçois.
Les 12 et 13 Septembre 1860 Napoléon III visite Nice en compagnie de Malausséna, premier Maire français de Nice.

Vers le rattachement de Nice et de la Savoie à la France en 1860 : le plébiscite (Suite II)

—De 1820 à 1860, les évènements se sont succédés :
– Nice ne se mêla pas de la révolution pièmontaise partie de Turin, qui amena l’abdication de Victor Emmanuel de Savoie.
– Le gouvernement de son successeur Charles Felix Duc de Savoie fut bénéfique aux niçois, il poursuivit les travaux publics commencés sous l’Empire. Il reboise la colline du château, autorise la création d’un cimetière et d’un temple pour les résidents anglais, il aplanit la plus grande partie des remparts ceinturant la ville.
En son honneur les juifs érigent un obélisque entouré de quatre sphynxs

IMG_0113 La corporation des serruriers élève une colonne surmontée du chiffre en fer de Charles Félix, une statue le représentant est dressée par les négociants face au Port Lympia (elle existe toujours). Il fait assainir la centaine de marécages de la plaine du Var.

  • La renaissance linguistique niçoise avec le poète Rosalinde Rancher (1785-1843). Rancher écrivit le premier guide de Nice à usage des étrangers en 1826 (écrit en français).
  • Développement du paléotourisme à destination des Anglais et des Russes (ex : Smollett, Sulzer), on y reviendra.
  • Son successeur Charles Albert Duc de Savoie, Roi Sarde par son gouvernement avisé évita à la Savoie et à Nice d’entrer dans les désordres qui sévissaient dans le reste de l’Europe, tels l’Abdication de Charles X en France, les insurrections de Belgique, de Pologne et de Romagne. Son espoir cependant était de délivrer l’Italie du Joug autrichien.
  • Un parti français se crée suite à l’expulsion des jésuites et l’attitude controversée du gouverneur Rodolphe de Maistre fils de l’écrivain, ce parti se dote d’un journal « l’Echo des Alpes Maritimes » il est quasi quotidien, rédigé en français, avec à sa tête le banquier Carlone, l’ingénieur Victor Juge, Avigdor et Rangouse.
    • En 1848 alors que l’Europe connaissait l’effervescence des mouvements romantiques deux niçois s’illustraient par leurs actions et leurs écrits : Joseph Garibaldi et Auguste Blanqui.  Ce dernier, protecteur du prolétariat, contestataire emprisonné fréquemment sera l’apôtre de l’idée socialiste.Alors que le « risorgimento » embrase toute l’Italie, la Savoie et Nice se tiennent à l’écart. Le risorgimento s’avère être Piemontais et non Savoyard, c’est une ligne de rupture au sein du duché s’oriente vers une sécession future.
    • Le gouvernement de Turin prônant la régionalisation ne donna pas les moyens financiers nécessaires à l’expansion économique du comté de Nice.De plus à Turin (ainsi qu’à Paris d’ailleurs) on avait peu de considération pour l’histoire et la langue niçoise.Le régime de Turin en réalisant son rêve italien et en tenant Nice à l’écart amena une désaffection réciproque.
  • –A suivre…

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Autour du rattachement de Nice et de la Savoie à la France en 1860 : le plébiscite (Suite)

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A part les anciens soldats de l’Empire, une caste en pleine expansion joue la carte de la France, il s’agit de la classe moyenne ou bourgeoise. André Compan, historien, chiffre la Haute Bourgeoisie à 1500 personnes dans le comté niçois et à 3500 petits artisans et petits bourgeois ruraux.
Les gros négoçiants niçois auraient été influencés par la culture française avec à leur tête les oléiculteurs possédant 67% des douze millions or de capitaux évalués pour cette époque.
Un autre milieu est favorable à la France de cette époque, il s’agit des juifs de Nice.
Citoyens français comme les autres sous l’Empire ils avaient acquis des biens nationaux. En 1814 avec la Restauration il est décidé à nouveau de les enfermer dans leur ghetto.
En 1816 le gouvernement leur accorde un délai de cinq ans pour vendre leurs propriétés. La communauté parviendra à prolonger l’échéance, ce noyau francophile usera de tous les moyens en sa possession (exequatur, marques commerciales,dons gracieux etc…)
D’autre part, les relations entre les gens du ghetto et les niçois étaient cordiales, il aurait même existé un parler judéo-nissart truculent nommé Shuadit…

 

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Autour du rattachement de Nice et de la Savoie à la France en 1860 : le plébiscite

plebiscite-nice-1860 L’histoire du Duché de Savoie et de Nice depuis 1388, date où le Comté de Nice a été arraché à la Provence, a donné lieu à la convoitise du Royaume de France. Ce royaume de France ils n’en connaissaient pas grand chose car ils n’avaient connu que les époques de la Révolution et de l’Empire soit de 1792 à 1814 où le comté était un département français.
Il est intéressant de rechercher le parcours de certains niçois engagés dans les armées de Napoléon, il en existe des traces grâce à des décrets de Napoléon III. Ainsi en 1858 grâce à l’attribution de « la médaille de Sainte Hélène » on chiffre le nombre de vétérans survivants à 618 personnes. Ce sont surtout des survivants ayant combattu entre 1804 et 1815.
En 1814 aucun officier niçois ne rallia l’Armée Sarde par contre lors des « 100 jours » ils vinrent de Nice rejoindre l’Armèe de l’Empereur. Cette attitude éclaire le comportement de ces anciens niçois qui retournés dans leurs foyers avec la fin de l’Empire continuèrent à entretenir un sentiment pro-français, à l’inculquer à leurs descendants ce qui sans aucun doute joua lors du rattachement à la France en 1860.
Ces niçois furent congédiés en 1814 et 1815 par la Restauration sans aucune indemnité ni solde, considérés comme « étrangers », ils reprirent pour ceux qui le purent les travaux des champs, la garde des troupeaux ou leurs charges de notables en s’occupant de leurs petits enfants en leur transmettant ce qu’ils avaient connu de l’Empire français.
Sans s’apesantir sur les cas de Masséna, Rusca, Tordo, Bavastro et autres, celui de Dominique Caldellari est exemplaire : engagé volontaire dans la marine en 1806, grenadier de la Garde en 1807, sergent en 1810, chevalier de la Légion d’Honneur en 1813, renvoyé dans ses foyers en mai 1814 comme « étranger », il a fait les campagnes de Prusse (1807), Espagne (1808), Autriche (1809), Russie (1812), Saxe (1813), France (1814), il sera présent Place Garibaldi le 12 Septembre 1860 lors de la venue à Nice de Napoléon III.

— A suivre —–

 

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L’Art Baroque

L’Art Baroque

L’art baroque est né du combat contre la Réforme religieuse au début de la Renaissance, avec pour début le Concile de Trente.
Le style baroque fut également dénommé « style Jésuite » du fait qu’à cette époque l’Europe se trouvait sous influence espagnole, ce furent les Jésuites espagnols qui répandirent ce nouvel art qui gagnera la péninsule italienne par Naples et Rome et se répandit dans l’empire des Hasbourgs.
Le style baroque réutilise les formes antiques des colonnades et des pilastres. L’emploi de la coupole qui suit le modèle de Saint-Pierre de Rome et de l’église du Jésu se développe également sur les châteaux.
Les autres emplois architecturaux sont également les cartouches, les frontons brisés, les ailerons à volutes, les consoles renversées et les niches garnies de Saints.

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Ce style italo-castillan se répandra sous Louis XIII quitte à transformer des monuments romans ou gothiques sur lesquels on aura plaqué comme en un décor des éléments du baroque.
Il faut voir le développement de cet art comme un défi aux Huguenots maniaques du dépouillement.
Les villes perdant leurs aspects médiévaux il est de bon ton d’afficher de nouveaux raffinements, c’est le domaine de la vanité, des fêtes agitées, de la multiplication des figurines peuplant les galeries à l’italienne.
La Vieille Ville de Nice, modeste et moins riche que d’autres a sa part de monuments baroques. Ceci est dû à la nécessité de reconstruire ce qui a été dévasté par les guerres, et de développer l’expansion des bas quartiers.
L’église Saint-Jacques dite du Jésu a été construite en 1650 en style baroque, celle de Saint-Augustin et Saint-Martin possède une façade de ce style.
Les bâtiments les plus significatifs sont :
La cathédrale Sainte Réparate
En 1650 l’évêque Palletis fit rénover ce bâtiment par l’architecte J.A Guiberto qui s’inspira de Saint-Pierre de Rome, le dôme de cette cathédrale est remarquable
Le Palais Lascaris, devenu de nos jours un musée des arts et traditions populaires. La construction débuta en 1647, il possède une porte ionique fantaisiste avec chapiteaux à guirlandes, pilatres à bossages, frontons à corniches recourbées, des niches, des balustres, des marbres, de splendides plafonds.
Cependant, si la ville de Nice s’est vouée au Baroque, le reste du Comté dont les villages de montagne sont restés fidèles à l’Art Roman rural..

 

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Le parler niçois.

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Le parler niçois.

Je ne suis pas linguiste, difficile de parler d’un sujet que l’on ne domine pas, je ne pourrai donner ici que des pistes en m’aidant des écrits d’éminents professeurs dont ceux du défunt André Compan qui fut un de mes professeur d’histoire à Nice, son livre « histoire de Nice et de son comté » plus que ses cours qui s’égaraient trop souvent du côté du Baou de Saint Jeannat pourront donner des pistes.
Selon lui le parler niçois est une langue et non un idiome, il en veut pour preuve son ancienneté : plus de dix siècles qu’il est parlé et écrit. Le niçois aurait ses origines dans la langue romane et le latin, il aurait trouvé son terreau dans l’isolement géographique de la région niçoise.
Cette origine cependant est contredite par d’autres auteurs qui le voient descendre de la langue d’oc, alors que ce ne serait qu’une langue parente.
A partir de 1430 le nissart sera la langue officielle des notaires jusqu’en 1562 où le Duc de Savoie Emmanuel Philibert le remplacera par l’italien.
Le comté niçois connut aussi des troubadours dont :
Bertran del Poget, de Puget Théniers.
Blacatz seigneur d’Aups.
Blacasset familier de Charles d’Anjou
Raimon Feraud, prieur du couvent de Roquestéron qui composa « la vida de Saint Honorat », il se retira comme moine à Lérins et y mourut en 1325.

 

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