Mango

ac454021a5041057f90e3306c02295ebTerrasse de la cafetaria « Le Golfo » Angle Malecon y Gervasio, ambiance caliente, tenue legere, accessoire : un puro Cohiba en la boca…
Lorsque la douleur devient insupportable, lorsque le feu brûle mes veines, ma plume vagabonde sur ton corps de mulata…
Ton parfum de canne a sucre me transporte au cœur de cette île tropicale côtoyant les manguiers, les mameyes et les chirimoyas.
Tes hanches se balancent, tes seins se meuvent en des vagues de plaisir dans cette rue noyée par la chaleur de l’averse électrique…
Je te suis du regard pour ne rien perdre de toi ma fleur de flamboyant, mon baiser de papaye. Tu es belle comme ce rivage du Malecon, tu es désir, tu es passion…
Tu ravives mon cœur, mes artères bardées de fer, tu es mon sang, tu es ma vie. En toi ce sont les filles des îles qui chantent la salsa et dansent langoureusement au son des Kongos…
Les heures s’écoulent lentement sous les caresses de ta peau couleur chocolat, effaçant la misère des édifices en un soleil de renouveau…
Les bruits de la rue renaissent après l’orage, les enfants s’approprient l’espace et les marchands ambulants couvrent ton rire qui disparaît au coin de la calle.
Vision enchanteresse, moment d’éternité, je reste seul assoiffe de te revoir mon mango d’amour, ma fraîcheur exotique…
Toussaint Sbreccia

LA BELLE CAFRINE

Un poème de Voiedorée

 

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Sous ses cheveux rebelles par un nœud obligés
De rester en arrière, le front haut se dégage,
Lisse, au-dessus des sourcils épilés
Qu’un trait de noir souligne encore davantageSes yeux sombres au regard lointain
Traversent en un instant les objets et les êtres
Par hasard disposés le long de son chemin
Et qu’elle ne souhaite pas vouloir reconnaître.

Son nez discret, à peine élargi,
Forme avec sa bouche aux lèvres épanouies
Un ensemble harmonieux au charme un peu étrange
Sans heurt ni défaut, sans que rien ne dérange.

Ses traits ainsi sculptés par des enlacements
D’amours informatés, dont il semble
Que nature ait choisi simplement
D’en garder le meilleur au fil des années,
Portent en eux le message de la chose achevée.

Mais ce qui émerveille, plus encore que l’aspect
De son visage bronzé luisant sous le soleil,
C’est le plaisir suprême, vécu avec respect,
De pouvoir contempler sa marche sans pareille :

Son allure de reine, aérienne et lascive
Gardienne d’un héritage dont on ne sait l’issue,
La transporte, gazelle aux formes suggestives,
Ici où là, partout, sans jamais qu’elle ne mue.

Même l’air s’écarte pour la laisser passer,
Respectueux de sa grâce et de sa majesté
Frôlant à peine,d’un souffle, pour ne l’effaroucher
La soie de sa vêture qu’il fait juste remuer.

Si un moment bénit vous fait un jour croiser
Cette belle cafrine, jamais je vous le jure,
Aussi longtemps que la vie vous dure
Jamais, au grand jamais, ne pourrez l’oublier.

Poème de Roger « voiedoree »

http://www.lulu.com/spotlight/voiedoree

http://voiedoree.oldiblog.com/