Le testament de Lapérouse de François Bellec

 

 

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Ecrit par un spécialiste de la mer, puisque F.Bellec fut directeur du Musée National de la Marine et participant à deux expéditions archéologiques à Vanikoro. Ce livre est un roman de fiction, basé sur de solides éléments archéologiques et historiques, dont l’auteur n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a écrit deux autres romans dont un ayant reçu le Prix  Eric Tabarly.

Bellec nous transporte à Vanikoro, île de l’archipel des Santa Cruz dans les Salomon en plein océan Pacifique, c’est là qu’en 1788 les navires de Lapérouse (l’astrolabe et la boussole) firent naufrage après bien des déboires. Les survivants dont Lapérouse (Jean François de Galaup, comte de La Pérouse ) né en 1741, qui s’était illustré dans la Guerre d’Indépendance Américaine, furent contraints de vivre près de 40 ans dans cette île perdue dans l’océan. En 1826, un navigateur anglais Peter Dillon y trouve des traces de l’Astrolabe, puis ce fut le tour de Dumont d’Urville deux ans plus tard, ce n’est qu’en 1964 que l’on decouvrit des objets ayant appartenu à La Boussole….

Le roman commence par un exercice quotidien auquel se prétait Lapérouse, l’Officier Chirurgien Rollin et le serviteur Caraurant, le relevé astronomique de la Méridienne, la position du soleil dans l’hémisphère sud le 14 Juillet 1789.ce jour là. Le récit les suivra de saison en saison, passant de la saison des tempêtes à celle des pluies, puis celle des orages au calendrier de bambou qui verra la fin de vie de cet explorateur. Des rappels frequents aux évènements se déroulant en France à ces époques s’entremêlant aux souvenirs biographiques de Laperouse rendent le récit interessant…

 

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Jean Marie Blas de Roblès (France)

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Jean Marie Blas de Roblès, né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie

Rapatrié en France avec ses parents après l’accession à l’indépendance de l’Algérie, il passe son adolescence en Provence, dans le Var. Il étudie ensuite la philosophie à la Sorbonne et l’histoire au Collège de France.

Diplômé, il enseigne la littérature française au Brésil (1981-1982), en Chine Populaire (1983-1984), puis en Sicile, et à Taiwan.

À partir de 1986, il devient membre de la Mission Archéologique Française en Libye et participe chaque été aux fouilles sous-marines d’Apollonia de Cyrénaïque, de Leptis Magna et de Sabratha en Tripolitaine.

Depuis 1996, il se consacre exclusivement à l’écriture.

Romans et nouvelles

  • 1982 : La Mémoire de riz et autres contes (nouvelles) Éditions du Seuil

  • 1987 : L’Impudeur des choses (roman) Éditions du Seuil

  • 1989 : Le Rituel des dunes (roman) Éditions du Seuil

  • 2008 : Méduse en son miroir (et autres textes), Mare nostrum

  • 2008 : Là où les tigres sont chez eux, Éditions Zulma (prix Médicis, grand prix Jean-Giono, prix du roman Fnac)3

  • 2010 : La Montagne de minuit, éditions Zulma (grand prix Thyde Monnier 20104)

  • 2011 : La Mémoire de riz, éditions Zulma

  • 2012 : Les Greniers de Babel, éditions Invenit

  • 2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma

Poésie

  • 1983 : D’un Almageste les fragments : Périhélie, L’Alphée, n°10

  • 1986 : D’un Almageste les fragments : Sur des ruines Le Chat bleu, cahier n°3

  • 1990 : D’un Almageste les fragments : Pancrace, Bruno Grégoire, Poésies aujourd’hui,Seghers

  • 2006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°242006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°24

Essais

  • 1991 : Une certaine façon de se taire…, Quai Voltaire, n°3

  • 1998 : What It Means To Be in the Forest (Version française) Zingmagazine, volume 2, New-York

  • 1999 : Libye grecque, romaine et byzantine, Édisud

  • 2003 : Sites et monuments antiques de l’Algérie,avec Claude Sintes, Édisud

  • 2004 : Vestiges archéologiques du Liban, avec Dominique Piéri et Jean-Baptiste Yon, collection « Archéologie », Édisud-Librairie Antoine

  • 2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Edisud2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Édisud

Eléments sur « là où les tigres sont chez eux » :http://wp.me/p5X6E1-25

Le tour de la Vieille ville de Nice

La vieille ville de Nice est encadrée par : Le boulevard Jean Jaurès à l’Ouest, la Place Garibaldi, La rue Catherine Ségurane, la rue de Foresta, les quais de Raubà Capeu et des Etats Unis. Au sud est trône la Colline du Château et au sud le Cours Saleya….

— Deux mots sur la Place Garibaldi, dans la lignée des places royales du XVIII° siècle, avec ses façades ornées de décors en trompe-l’oeil elle est bordée d’arcades « à la turinoise », cette Place au gré de l’Histoire emprunta plusieurs noms, successivement Place Victor (pour Victor Amédée III de Savoie), puis en 1792 rebaptisée Place de la République, Place Napoléon et enfin Place Garibaldi en 1871….A proximité de la Place on peut visiter la crypte archéologique qui présente une rétrospective des fortifications de la Vieille Ville.

Sur la Place, la Chapelle des Pénitents Bleus avec sous son balcon trois boules métalliques les boulets tirés lors du siège de 1543 par les Turcs et leur allié François I°…

Lorsque l’on venait de la Place Garibaldi pour entrer dans la vieille ville se trouvait la porte Pairolière donnant sur la rue Pairoliere…

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 La Rue Pairolière

Un peu d’histoire…

Au Moyen-Âge, la rue était occupée par les chaudronniers – les « pairoulié » en niçois – qui avaient mission de protéger la porte fermant la ville basse au nord et débouchait sur la vallée du Sourgentin. Cette porte s’appela d’abord la porte des Paysans. A sa gauche, s’élevait une tour ronde : la tour Saint-Sébastien. Au XVIe siècle, la porte des Paysans devint la porte Saint-Sébastien puis la porte Pairolière. Le 29 septembre 1521, Beatrix de Portugal, future duchesse de Savoie, fut reçue par son fiancé le duc de Charles III le Bon à la porte Pairolière. Cette tour et la porte furent minées en 1706 par Berwick. La porte fut rasée définitivement en 1778 et la rue baptisée Rue de la Vertu, à la place de la porte et des murs allant du paillon au Château, on fit la place Victor, l’actuelle place Garibaldi. Source : Per Carriera de Marguerite et Roger Isnard (édition Serre).

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