Cuba et le désir de Préhistoire…

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Les cubains m’ont souvent vanté leur mur de la Préhistoire dans le nord de l’île, une peinture sur une paroi de mogote, que personnellement je trouve être une horreur, c’ést une oeuvre commandée par Fidel Castro à un peintre quelconque. De mêm, à quelques kilomètres de Santiago dans le sud a été construite la vallèe des dinosaures, sculptures en fibro ciment représentant ces monstres antédiluviens, pas trop mal réussis à part l’homme de cro-magnon géant et difforme
Ce goût pour la préhistoire qu’ils revendiquent pour leur pays a généré de chaudes discussions devant une bouteille de rhum et cigares, je niait leur existence passée ce qui me valût des regards suspicieux et tétus en retour, pour eux les dinosaures à Cuba ont été une réalité, Fidel l’a dit…
C’est comme cette découverte en 1888 au fond de la grotte del Purial pres de Santi Spiritus. Un maxilaire de primate avait été découvert près d’un foyer, il n’y a pas de singes à Cuba et la découverte d’un 5° tubercule sur la molaire inférieure (ne me demandez pas ce que c’est) caracteristique d’un homme avait à l’époque éveillé tous les espoirs, homme ou singe préhistoriques ?. Il fallu qu’un certain Professeur Montané analyse ces restes et fasse des recherches auprès des muséums dont celui de Paris pour que fut établi que ce maxilaire aurait appartenu à un singe Attele un phénomène pour son espèce (on n’en compterait moins que les doigts des deux mains). Par contre comment est venu à Cuba Montaneia anthropomorpha et à quelle époque..? C’est encore un mystère, comme les cubains les aiment.

Cuba

Des vidéos de pays ou de régions visités….

CUBA : La Casa Fuster à La Havane :

José Rodriguez Fuster est un peintre sculpteur qui vit à Jaimanitas, proche de la Havane, il a décoré sa maison et son quartier

 

Jour de fête en famille…Cuba

La Finca Vigia (la maison d’Hemingway)

 

 

Le cyclone de Santiago de Cuba

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Le cyclone de Santiago de Cuba
(après le passage de Dean en 2007…)

Le cyclone de Santiago
Dispense sa traîne
sur les faubourgs de La Havane.
Sa grisaille recouvre comme un linceul
Les barrios aux toits plats
Effaçant les sourires
Dissimulés sous les plastiques,
Capuches éphémères
Ballotées par les vents.
En de grandes goulées
Le goudron assoiffé
Se nettoie de sa crasse.
Dans les rues fumantes de chaleur
Les habitants s’acheminent
Insouciants à la pluie,
Baignés dans la moiteur
De l’ultime tourmente.
Des cris d’enfants apeurés
Meublent les rares moments de silence
Entre deux hurlements d’ouragan
Et les prières des vieux mêlent Jésus, Yemaya
Et Fidel, tous aussi impuissants
Devant le déchainement
Des élèments naturels.
Sur les corps de mulâtres
Les rigoles de sueurs
Pactisent avec les ondées étouffantes.
Partout ce n’est que tôles
Qui volent, arbres arrachés,
Canalisation qui pètent sous
Le trop plein d’eau, l’apocalypse
Parcourt ses gammes sous les cieux caraïbes.
Enfin,
Le soleil triomphant, bannit tout souvenir
Du défunt évènement,
Seul s les dégâts attestent de cette plaie céleste
Alors que dans un ultime élan la solidarité
S’ébranle pour panser ces plaies…

 

Retour à l’accueil

Cuba, un régime au quotidien

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« Sur la Cuba contemporaine, il semble parfois qu’il n’y ait que de l’anecdotique, du savoureux, des choses vues, des récits de voyages, des impressions, des blogs et des opinions. Si les analyses se font moins rares en économie et en sciences politiques qu’en sciences sociales et sciences humaines en général, c’est souvent aux États-Unis que l’on trouve le plus de publications : peu d’ouvrages européens, Espagne comprise.

Le livre collectif publié par le sociologue de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) Vincent Bloch, et par le diplomate du Quai d’Orsay, correspondant scientifique du Céri (Centre d’études et de recherches internationales), Philippe Létrillart semble vouloir remédier à ce manque. Il s’agit d’une excellente sélection d’articles pour tenter de comprendre la Cuba labyrinthique de ce début de xxie siècle. La nature de l’ouvrage le rend à la fois accessible et précis : ni complètement académique, ni journalistique, les sciences sociales y viennent en aide à l’analyse politique

Source

LA BELLE CAFRINE

Un poème de Voiedorée

 

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Sous ses cheveux rebelles par un nœud obligés
De rester en arrière, le front haut se dégage,
Lisse, au-dessus des sourcils épilés
Qu’un trait de noir souligne encore davantageSes yeux sombres au regard lointain
Traversent en un instant les objets et les êtres
Par hasard disposés le long de son chemin
Et qu’elle ne souhaite pas vouloir reconnaître.

Son nez discret, à peine élargi,
Forme avec sa bouche aux lèvres épanouies
Un ensemble harmonieux au charme un peu étrange
Sans heurt ni défaut, sans que rien ne dérange.

Ses traits ainsi sculptés par des enlacements
D’amours informatés, dont il semble
Que nature ait choisi simplement
D’en garder le meilleur au fil des années,
Portent en eux le message de la chose achevée.

Mais ce qui émerveille, plus encore que l’aspect
De son visage bronzé luisant sous le soleil,
C’est le plaisir suprême, vécu avec respect,
De pouvoir contempler sa marche sans pareille :

Son allure de reine, aérienne et lascive
Gardienne d’un héritage dont on ne sait l’issue,
La transporte, gazelle aux formes suggestives,
Ici où là, partout, sans jamais qu’elle ne mue.

Même l’air s’écarte pour la laisser passer,
Respectueux de sa grâce et de sa majesté
Frôlant à peine,d’un souffle, pour ne l’effaroucher
La soie de sa vêture qu’il fait juste remuer.

Si un moment bénit vous fait un jour croiser
Cette belle cafrine, jamais je vous le jure,
Aussi longtemps que la vie vous dure
Jamais, au grand jamais, ne pourrez l’oublier.

Poème de Roger « voiedoree »

http://www.lulu.com/spotlight/voiedoree

http://voiedoree.oldiblog.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Impact de Philip Kerr

L’Impact de Philip Kerr

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Tom Jefferson est tueur à gages, très reconnu dans la profession, charmeur, efficace, et irréprochable. Il est contacté par un proche de la CIA et de la mafia, qui lui demande d’étudier la faisabilité d’éliminer « le barbu », Fidel Castro. Cet assassinat arrangerait tout le monde : le gouvernement, bien sûr, mais aussi la mafia, qui a dû renoncer à la mine d’or des casinos cubains. Sans la mafia, Kennedy n’aurait pas gagné cette élection. On attend donc de lui qu’il laisse tomber l’enquête à grande échelle que le gouvernement a lancée contre le crime organisé. S’il refuse, la mafia détient un enregistrement sonore du Président en train de faire l’amour avec Marilyn Monroe. Quand on fait écouter à Tom cette cassette, c’est la voix de sa femme, qui travaille pour le bureau de campagne du Président, qu’il reconnaît. Quelques jours plus tard, celle-ci est retrouvée morte. Tom brise son contrat sur Castro et disparaît. Les commanditaires s’inquiètent : d’après la rumeur, il voudrait venger la mort de sa femme et assassiner JFK…
L’auteur :
Né à Édimbourg en 1956, Philip Kerr a fait des études de droit avant de devenir journaliste. Il est également l’auteur de romans d’anticipation, de scénarios et de livres pour enfants qui ont rencontré un grand succès. Unanimement saluée par la critique et couronnée de nombreux prix, la série centrée autour de Bernie Gunther a fait de Philip Kerr un auteur reconnu dans le monde entier. Il est traduit dans plus de trente langues.

Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

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Fernando revient passer un mois à La Havane, après 18 ans d’exil, pour enfin trouver le mystérieux manuscrit autobiographique du grand poète José Maria Heredia, auquel il a consacré sa thèse. Il souhaite aussi tirer au clair les circonstances qui l’ont contraint à l’exil. Qui l’a trahi ?

A la mélancolie du retour de l’exilé et au suspens de sa recherche, se superpose le journal de Heredia, alors que Cuba luttait pour son indépendance, ainsi que les réflexions du fils du poète, franc-maçon, dans les années 20.

Des parallélismes surprenants émergent dans la vie des trois hommes, comme si à travers les siècles, l’histoire de Cuba marquait d’un sceau fatal les destins individuels. Dénonciations, exil, intrigues politiques, trahisons semblent inévitables à tout créateur talentueux, quel que soit le moment historique qui’ lui est donné à vivre.

Leonardo Padura confirme ici, au-delà du roman noir, son talent d’écrivain. Il nous emmène à la fois dans un voyage aux origines de la conscience nationale cubaine à travers la vie de son premier grand poète romantique, et au cœur des questions que la situation actuelle impose à tous les habitants de l’île

Emir Kusturica

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Emir Kusturica est né en 1954 à Sarajevo en République fédérale socialiste de Yougoslavie. Connu comme réalisateur de films, acteur, et musicien, ce personnage éclectique se révèle être écrivain avec « Etranger dans le mariage », après son autobiographie « Où suis-je dans cette histoire »…

Ses films ont révélé son exhubérance, sa soif de vie, mis en valeur dans ses rôles d’acteur notamment celui passé presque inapperçu dans « 7 jours à La Havane » sous la direction de Pablo Trapero

Avec son groupe : « The no smoking orchestra »

A la fois fantaisiste et réaliste il expose dans ses musiques et ses films son univers baroque qui lui a valu deux Palmes d’Or au Festival de Cannes pour « Papa est en voyage d’affaires » et « Underground ». C’est aussi un écrivain malgré ses détracteurs habituels, et voici qu’il publie son recueil  de six nouvelles qui lui ressemblent, remplies d’amour, de folie, de violence et de désespoir. C’est un retour sur les lieux de sa jeunesse, Sarajevo, Belgrade, et dans un petit village de l’ex-yougoslavie. Un monde onirique où on rencontre un petit garçon qui parle à une carpe dans l’eau de sa baignoire (comme certains paysans cubains y élèvent des petites tortues de mer), une Tzigane blonde aux fesses superbes, un bricolo de vieux postes radios, et des serpents qui fument, « Etranger dans le mariage » est paru chez Lattès.

Mon avis :

Ce n’est pas du Victor Hugo, mais c’est de l’authentique, du vécu qui sort comme de la sève de ce personnage nature qui ne se conforme pas au paraître mais explose d’humanité, le genre d’individu qui nous réconcilie avec l’humanité, loin des « poseurs » et des « détenteurs du savoir » qui exposent leur fatuité au long de leurs écrits, des pisses-vinaigre en quelque sorte.  Kusturica est spontané, non déguisé, jouisseur de la vie et cela se retrouve dans ses écrits, lisez le, oui cela peut surprendre il ne fait pas partie de « l’académie », mais bon sang quelle plume..!!!!

Reinaldo Arenas (Cuba)

      « Reinaldo Arenas est un écrivain cubain, romancier, nouvelliste et poète, né le 16 juillet 1943 à Holguín. Il grandit dans une famille paysanne pauvre, son père l’ayant abandonné et sa mère s’étant réfugiée chez ses parents. Après la révolution, il étudie à l’université de La Havane puis travaille pour la Bibliothèque Nationale José Martí. Il rêve alors d’embrasser une carrière d’écrivain. Son premier roman Celestino antes de alba (Les chants du puits) s’est distingué au concours national d’écriture.

      Mais le pouvoir veut reprendre en main les Cubains. La révolution culturelle prend une facette plus dure : les écrivains doivent censurer leurs écrits, les homosexuels sont considérés comme déviants. Arenas subit les persécutions du régime castriste, mais il continue d’écrire et de vivre sa sexualité comme il l’entend. S’il ne peut plus faire paraître ses œuvres sur l’île, il parvient malgré tout à les envoyer illégalement à l’étranger. Le peintre cubain Jorge Camacho, exilé en France, l’aide à faire paraître ses livres dans le reste du monde.

Ses critiques contre le pouvoir et son homosexualité lui valent de connaître la prison et les camps de réhabilitation par le travail. Il quitte Cuba pour les Etats-unis en 1980, tout comme des milliers de « rebuts de la société » expulsés par le régime cubain.

Arenas a raconté son histoire dans sa biographie Antes que anochezca (Avant la nuit) que le peintre et cinéaste new-yorkais, Julian Schnabel a adapté dans son film Before night falls.

Arenas, qui avait appris qu’il était atteint du sida en 1987, met fin à ses jours le 7 décembre 1990 à New York.

Les éditions Mille et une nuits ont publié nombre de ses œuvres : Le Monde hallucinant (2002), Encore une fois la mer (2002), Celestino avant l’aube (2002), Fin de défilé (2003), Le Palais des très blanches mouffettes (2004), La Plantation (2004), Arturo, l’étoile la plus brillante (2004), La Couleur de l’été (2006) et Adios a Mamà (2006). »

SOURCE :  http://m.fayard.fr/

Son oeuvre :

El mundo alucinante, 1982. Le monde hallucinant 1969. Le texte français est paru avant la version originale.

Cantando en el pozo (1982) (à l’origine Celestino antes del alba (1967)). Le puits

El palacio de las blanquisimas mofetas (1982). Le palais des très blanches mouffettes

La plantation

Arturo, la estrella más brillante (1984), Arturo, l’étoile la plus brillante

Otra vez el mar(1982). Encore une fois la mer

El color del verano (1982)

El Asalto (1990)

El portero (1987)

Antes que anochezca (1990) Avant la nuit.

Mona and Other Tales (2001)Traduction en anglais d’un recueil de nouvelles parues en Espagne entre 1995 et 2001

Con los ojos cerrados (1972),

La vieja Rosa (1980),

El central (1981), ISBN 0380869349

Termina el desfile (1981).

Cinco obras de teatro bajo el título Persecución (1986).

Necesidad de libertad (1986)

La Loma del Angel (1987),

Voluntad de vivir manifestándose (1989) ISBN 9879396553

Viaje a La Habana (1990). ISBN 0897295447

Final de un cuento (El Fantasma de la glorieta) (1991) ISBN 8486842387

Adiós a mamá (1996) ISBN 0897297911

El color del verano (1982) La Couleur de l’Eté , 1980. Mille et Une nuits (2007)

Pedro Juan Gutierrez, (Cuba)

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Pedro Juan Gutierrez, né en 1950 à Matanzas (Cuba)

On retrouve dans chaque livre de Pedro Juan Gutiérrez, Trilogie sale de La Havane, Animal tropical et l’insatiable homme araignée, son antihéros éponyme, Pedro Juan, un homme qui a « appris lui-même à ne rien prendre au sérieux », et dont le locus operandi hante toutes les rues du centre de La Havane, considéré être le quartier le plus agité de la ville. Le style de Pedro Juan Gutiérrez – génial, brutal et parfois drôle – est bien assorti au décor.

Mon avis sur l’auteur Cet auteur ne laisse pas indifférent, par sa forme d’écriture et le contenu de ses récits susceptibles d’éffaroucher les âmes prudes et bien pensantes. J’ai lu des critiques de personnes offusquées par les scènes de sexe, sa soi-disant « trivialité », pour avoir vécu trois années à temps plein dans ce pays, dans un quartier populaire et non touristique je puis dire que Gutierrez est dans le vrai de la vie cubaine (à une certaine époque de son histoire), souvent misérable » où le manque de perspectives financières ne laisse plus comme loisirs que le sexe et l’alcool frelâté…

Critique de Mme Catherine Le Ferrand :

— » Cuba ? Laissez-moi réfléchir… Les plages interminables de Varadero ? Les discours-fleuve de Fidel ? Le mojito ?…. Les cigares ! Où avais-je la tête ! Ah ! Et puis aussi, la salsa, le Malecon, Che Guevara… On a déjà tout vu, dans Buena Vista Social Club, et puis il y a Zoé Valdés, la plus cubaine des Parisiennes, qui nous découpe de temps en temps une petite tranche de quotidien, histoire qu’on sache qu’il y a autre chose… Mais j’y pense ! Où sont les Cubains ?

Les Cubains ?… Ils s’entassent dans des palais en ruine, sans eau, sans électricité… Ils élèvent des cochons dans des arrière-cours fétides, partagent à dix des toilettes bouchées, s’inventent des métiers aussi improbables qu’indispensables pour trouver le dollar qui les fera survivre. Et le pire devient normal parce qu’on s’habitue à tout… A la misère, à la faim, à vivre sans projets, sinon celui du prochain repas, à ce que les journées ne soient qu’un parcours d’obstacles à la recherche du minimum vital. Mais surtout parce qu’il y a une chose que personne ne pourra leur enlever, c’est le sexe !

La Trilogie sale de La Havane, ce sont trois volets, comme des instantanés entre histoires fantastiques, portraits et autobiographie. C’est l’image truculente d’une ville à la dérive où tout est soluble dans le rhum et la fesse, surtout le désespoir. Les femmes sont rondes, chaudes et généreuses, et les hommes ont tous de quoi les satisfaire ! Les Cubains par leur simple anatomie, bien sûr, les gringos par leurs dollars… faute de mieux ! Les femmes cherchent fortune sur le Malecon en combinaisons lycra marché noir, les hommes optimisent leur anatomie à la sortie des hôtels de luxe…. »

http://www.avoir-alire.com/trilogie-sale-de-la-havane

Bibliographie de l’auteur :

  • Trilogie sale de La Havane

  • Animal tropical

  • Le roi de La Havane

Autres titres :

L’Homme-araignée insatiable, Viande à chien, La mélancolie des lions, Le nid du serpent, Notre GG dans La Havane, Moi et une vieille négresse voluptueuse (poésie), Lulú le dégagé (poésie)