Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

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Fernando revient passer un mois à La Havane, après 18 ans d’exil, pour enfin trouver le mystérieux manuscrit autobiographique du grand poète José Maria Heredia, auquel il a consacré sa thèse. Il souhaite aussi tirer au clair les circonstances qui l’ont contraint à l’exil. Qui l’a trahi ?

A la mélancolie du retour de l’exilé et au suspens de sa recherche, se superpose le journal de Heredia, alors que Cuba luttait pour son indépendance, ainsi que les réflexions du fils du poète, franc-maçon, dans les années 20.

Des parallélismes surprenants émergent dans la vie des trois hommes, comme si à travers les siècles, l’histoire de Cuba marquait d’un sceau fatal les destins individuels. Dénonciations, exil, intrigues politiques, trahisons semblent inévitables à tout créateur talentueux, quel que soit le moment historique qui’ lui est donné à vivre.

Leonardo Padura confirme ici, au-delà du roman noir, son talent d’écrivain. Il nous emmène à la fois dans un voyage aux origines de la conscience nationale cubaine à travers la vie de son premier grand poète romantique, et au cœur des questions que la situation actuelle impose à tous les habitants de l’île

Nice curieux

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Un peu d’Histoire :

Aux premiers temps de peuplement Nice fut une terre d’émigration, les Phéniciens, les Celtes, les Grecs fréquentèrent ses rivages. Les Ligures, s’étaient installés sur la colline de Cimiez et harcelaient les grecs de Massalia qui durent à de nombreuses reprises faire appel aux Romains et vers 60 av. J.C ceux ci prirent la domination des lieux, confirmée plus tard par Jules Cesar et Cimiez devient cité romaine. Et Octave Auguste en l’An 8 concrétisa les victoires romaines en édifiant un arc triomphal : le Trophée des Alpes au col de la Turbie. « Huc usque Italia, abhinc Gallia »

A partir du X° siècle les habitants se réfugient sur la colline du Château et au XII°, la ville déborde les murailles et descendant la colline les maisons s’édifient jusqu’au Paillon…

—–La Place Garibaldi : Ancienne Place d’Armes, elle fut appelée Place de la République, puis Place Napoléon.  On y tenait autrefois une foire aux animaux de bât et de trait. Elle prit le nom de Garibaldi de son vivant en 1870.

—Le monument en son centre oeuvre de Eteix fut inauguré en 1891, un bassin rempli d’eau s’y trouvait et une barque évoluait sans arrêt pour offrir un tour de bâteau aux enfants.

Là où les tigres sont chez eux de Blas de Robles

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Eléazard von Wogau, héros inquiet de cette incroyable forêt d’histoires, est correspondant de presse au fin fond du Nordeste brésilien.
On lui adresse un jour un fascinant manuscrit, biographie inédite d’un célèbre jésuite de l’époque baroque. Commence alors une enquête à travers les savoirs et les fables qui n’est pas sans incidences sur sa vie privée. Comme si l’extraordinaire plongée dans l’univers d’Athanase Kircher se répercutait à travers les aventures croisées d’autres personnages, tels Elaine, archéologue en mission improbable dans la jungle du Mato Grosso, Moéma, étudiante à la dérive, ou bien Nelson, jeune gamin infirme des favelas de Pirambû qui hume le plomb fondu de la vengeance.
Nous sommes au Brésil, dans le pays des démesures. Nous sommes aussi dans la terra incognita d’un roman monstre, dont chaque partie s’ouvre sur un chapitre de la biographie de Kircher,  » le maître des cent arts « , ancêtre de l’égyptologie et de la volcanologie, inventeur du microscope ou de la lanterne magique. On songe au réalisme magique des Borges et Cortazar, à Italo Calvino ou Umberto Ecco, ou encore à Potocki et son Manuscrit trouvé à Saragosse, sans jamais épuiser la réjouissante singularité de ce roman palimpseste qui joue à merveille des mises en abyme et des vertiges spectaculaires.
Mon avis : Brésil, un livre flamboyant, plusieurs histoires en une, scénario captivant….

Discussion sur l’auteur  :  http://aaronguide.com/2015/04/10/jean-marie-blas-de-robles-france/

Jean Marie Blas de Roblès (France)

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Jean Marie Blas de Roblès, né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie

Rapatrié en France avec ses parents après l’accession à l’indépendance de l’Algérie, il passe son adolescence en Provence, dans le Var. Il étudie ensuite la philosophie à la Sorbonne et l’histoire au Collège de France.

Diplômé, il enseigne la littérature française au Brésil (1981-1982), en Chine Populaire (1983-1984), puis en Sicile, et à Taiwan.

À partir de 1986, il devient membre de la Mission Archéologique Française en Libye et participe chaque été aux fouilles sous-marines d’Apollonia de Cyrénaïque, de Leptis Magna et de Sabratha en Tripolitaine.

Depuis 1996, il se consacre exclusivement à l’écriture.

Romans et nouvelles

  • 1982 : La Mémoire de riz et autres contes (nouvelles) Éditions du Seuil

  • 1987 : L’Impudeur des choses (roman) Éditions du Seuil

  • 1989 : Le Rituel des dunes (roman) Éditions du Seuil

  • 2008 : Méduse en son miroir (et autres textes), Mare nostrum

  • 2008 : Là où les tigres sont chez eux, Éditions Zulma (prix Médicis, grand prix Jean-Giono, prix du roman Fnac)3

  • 2010 : La Montagne de minuit, éditions Zulma (grand prix Thyde Monnier 20104)

  • 2011 : La Mémoire de riz, éditions Zulma

  • 2012 : Les Greniers de Babel, éditions Invenit

  • 2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma

Poésie

  • 1983 : D’un Almageste les fragments : Périhélie, L’Alphée, n°10

  • 1986 : D’un Almageste les fragments : Sur des ruines Le Chat bleu, cahier n°3

  • 1990 : D’un Almageste les fragments : Pancrace, Bruno Grégoire, Poésies aujourd’hui,Seghers

  • 2006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°242006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°24

Essais

  • 1991 : Une certaine façon de se taire…, Quai Voltaire, n°3

  • 1998 : What It Means To Be in the Forest (Version française) Zingmagazine, volume 2, New-York

  • 1999 : Libye grecque, romaine et byzantine, Édisud

  • 2003 : Sites et monuments antiques de l’Algérie,avec Claude Sintes, Édisud

  • 2004 : Vestiges archéologiques du Liban, avec Dominique Piéri et Jean-Baptiste Yon, collection « Archéologie », Édisud-Librairie Antoine

  • 2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Edisud2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Édisud

Eléments sur « là où les tigres sont chez eux » :http://wp.me/p5X6E1-25

Les Hérétiques de Léonardo Padura

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Hérétiques de Leonardo Padura

 

Lancé sur la piste d’un mystérieux tableau de Rembrandt, disparu dans le port de La Havane en 1939 et retrouvé comme par magie des décennies plus tard dans une vente aux enchères à Londres, Mario Conde, ex-policier reconverti dans le commerce de livres anciens, nous entraîne dans une enquête trépidante qui tutoie souvent la grande histoire. On y fréquente les juifs de la capitale cubaine, dans les années prérévolutionnaires, tiraillés entre le respect des traditions et les charmes d’un mode de vie plus tropical ; des adolescents tourmentés d’aujourd’hui, dont les piercings et scarifications semblent crier au vu et au su de tous leur rejet de l’Homme Nouveau et des carcans faussement révolutionnaires ; mais aussi les copains du Conde, chaleureux et bienveillants, toujours prêts à trinquer à la moindre occasion avec une bonne bouteille de rhum. On y fait même un détour par Amsterdam, en plein xviie siècle, à l’heure des excommunications religieuses et des audaces picturales, en compagnie d’un jeune juif qui décide d’apprendre l’art de la peinture, contre toutes les lois de sa religion. Dans ce livre puissant et profond, Leonardo Padura rend un vibrant hommage au libre arbitre et à tous les “hérétiques” qui osent s’opposer aux dictats de leur temps ou de leur communauté. Et qui mieux que Mario Conde, plus vivant que jamais sous ses airs désabusés, pouvait nous guider parmi ces amoureux de la liberté ?
Mon avis : . Un tableau de valeur peint par Rembrandt est le fil d’ariane du roman, le Condé se lancera sur sa trace, il nous mènera d’Amsterdam à l’Europe centrale, de Floride à Cuba.
Cette traque est l’occasion de rencontrer des individus qui mettent leur liberté de penser au dessus des dogmes religieux ou politiques en risquant l’opprobe et l’hérésie. C’est une oeuvre puissante qui nous fait découvrir une autre facette de Leonardo Padura…

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sur « les hérétiques »
Une des trois parties importantes du livre porte sur la création du tableau « Le Christ se révélant aux pèlerins d’Emmaüs », ce passage se déroulant dans l’atelier du Maître met en évidence l’hérésie du jeune juif Elias (qui porte le prenom d’un autre personnage du livre, Elias Kaminsky), Elias affrontera les interdits de son culte pour se faire representer dans un portrait du christ et de plus deviendra peintre alors que sa religion ne permet pas les représentations humaines, afin d’éviter les tentations idolâtres. Ce qu’il faut également savoir c’est que Rembrandt fut le premier peintre à réaliser un tabeau dans lequel le modèle choisit pour représenter la figure du Christ fut un homme juif, en ceci Rembrandt rompait avec la tradition de l’Art Chrétien; sa démarche fut révolutionnaire pour l’époque. Une exposition intitulée « Rembrandt et la figure du Christ » eut lieu au Musée du Louvre du 21-04-2011 au 18-07-2011,

Un tres bon Padura

Sur l’auteur :  http://aaronguide.com/2015/04/08/104/

Les livres d’Histoire et de voyages, critiques de livres

 

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Ce blog en parallèle avec une visite des curiosités du Vieux Nice vous propose de développer votre goût des voyages, en vous présentant sous formes de critiques, des livres d’histoire et de voyages.

Chaque livre publié ici sera accompagné d’un petit résumé, éventuellement d’un mot de l’éditeur et d’un avis personnel que je vous soumettrai. De plus une fiche sera établie par auteur, ceux ci étant choisis pour le dépaysement qu’ils peuvent procurer. Cela pourra être Léonardo Padura, Elif Shafak, Pedro Juan Gutierrez, Blas de Roblès, Luis Sepulveda, etc..etc. Ils sont Chiliens, Cubains, Français, Turcs, de tous horizons, avec eux nous parcourrerons le monde. A bientôt sur Aaron guide.

Découvrir cet auteur sur Babelio.com

Rue Miralheti

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Rue Miralheti :

Descendons la rue Pairolière, en direction de la Place Saint François :

Jean Miralheti dont le vrai nom paraît être Miralhet, (diminutif de miralh, miroir) est le plus ancien des peintres primitifs niçois, maître de Bréa. Il est né en 1394 à Montpellier et acquit droit de vivre à Nice en 1418. De 1432 à 1444 il exerça son art en Provence et mourut en 1457, peu après, vraisemblablement à Marseille où il peignit une Annonciation entre sainte Catherine et saint Antoine pour la cathédrale de la Major . Il semble avoir été aussi tisserand et même nanti de quelque mission de diplomatie entre communautés (cf. A. Compan. Illustration du N. et du P. CCIII). On n’a conservé de lui que quelques retables de toute beauté, l’un à Toulon, l’autre à Marseille, le plus célèbre étant celui de Nice Notre-Dame de la Miséricorde dans la chapelle de ce nom au cours Saleya, ce tableau montre l’influence catalane sur l’art du peintre .

Au XIXe siècle, après l’aménagement du boulevard, cette rue prend le nom de « Aquedot ». Il renvoie, sans doute au canal qui depuis le XVIe siècle, conduisait l’eau de la source Saint-Sébastien voisine au lointain Palais Sarde .

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Le tour de la Vieille ville de Nice

La vieille ville de Nice est encadrée par : Le boulevard Jean Jaurès à l’Ouest, la Place Garibaldi, La rue Catherine Ségurane, la rue de Foresta, les quais de Raubà Capeu et des Etats Unis. Au sud est trône la Colline du Château et au sud le Cours Saleya….

— Deux mots sur la Place Garibaldi, dans la lignée des places royales du XVIII° siècle, avec ses façades ornées de décors en trompe-l’oeil elle est bordée d’arcades « à la turinoise », cette Place au gré de l’Histoire emprunta plusieurs noms, successivement Place Victor (pour Victor Amédée III de Savoie), puis en 1792 rebaptisée Place de la République, Place Napoléon et enfin Place Garibaldi en 1871….A proximité de la Place on peut visiter la crypte archéologique qui présente une rétrospective des fortifications de la Vieille Ville.

Sur la Place, la Chapelle des Pénitents Bleus avec sous son balcon trois boules métalliques les boulets tirés lors du siège de 1543 par les Turcs et leur allié François I°…

Lorsque l’on venait de la Place Garibaldi pour entrer dans la vieille ville se trouvait la porte Pairolière donnant sur la rue Pairoliere…

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 La Rue Pairolière

Un peu d’histoire…

Au Moyen-Âge, la rue était occupée par les chaudronniers – les « pairoulié » en niçois – qui avaient mission de protéger la porte fermant la ville basse au nord et débouchait sur la vallée du Sourgentin. Cette porte s’appela d’abord la porte des Paysans. A sa gauche, s’élevait une tour ronde : la tour Saint-Sébastien. Au XVIe siècle, la porte des Paysans devint la porte Saint-Sébastien puis la porte Pairolière. Le 29 septembre 1521, Beatrix de Portugal, future duchesse de Savoie, fut reçue par son fiancé le duc de Charles III le Bon à la porte Pairolière. Cette tour et la porte furent minées en 1706 par Berwick. La porte fut rasée définitivement en 1778 et la rue baptisée Rue de la Vertu, à la place de la porte et des murs allant du paillon au Château, on fit la place Victor, l’actuelle place Garibaldi. Source : Per Carriera de Marguerite et Roger Isnard (édition Serre).

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Bienvenue sur Aaron guide

Lorsque l’on s’aperçoit sur le tard avoir vécu dans une ville sans en connaître l’histoire, alors qu’elle contenait des richesses culturelles immenses, il est parfois nécessaire de combler les lacunes accumulées.

Ainsi arrivé à Nice avec l’adolescence, j’y ai terminé mes études et obtenu mon bac. Ayant passé une année peu studieuse au lycée Ségurane, limitrophe de la vieille ville et du château, je me suis souvent rendu dans ses ruelles et je l’avoue, ces lieux m’étaient si familiers que je n’y prêtais plus attention.

J’ai quitté Nice pour Paris et Marseille, et j’y suis revenu bien des années plus tard auprès de ma famille. Ce n’est que maintenant que j’ai réalisé les trésors de témoignages de l’histoire qui s’y trouvent.

Ces trésors je vous propose de les découvrir en ma compagnie dans ce blog, et pour vous distraire je vous propose un panel de livres d’histoire et de voyages. Suivez moi sur les traces du chiapacan…


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