Jean Marie Blas de Roblès (France)

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Jean Marie Blas de Roblès, né en 1954 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie

Rapatrié en France avec ses parents après l’accession à l’indépendance de l’Algérie, il passe son adolescence en Provence, dans le Var. Il étudie ensuite la philosophie à la Sorbonne et l’histoire au Collège de France.

Diplômé, il enseigne la littérature française au Brésil (1981-1982), en Chine Populaire (1983-1984), puis en Sicile, et à Taiwan.

À partir de 1986, il devient membre de la Mission Archéologique Française en Libye et participe chaque été aux fouilles sous-marines d’Apollonia de Cyrénaïque, de Leptis Magna et de Sabratha en Tripolitaine.

Depuis 1996, il se consacre exclusivement à l’écriture.

Romans et nouvelles

  • 1982 : La Mémoire de riz et autres contes (nouvelles) Éditions du Seuil

  • 1987 : L’Impudeur des choses (roman) Éditions du Seuil

  • 1989 : Le Rituel des dunes (roman) Éditions du Seuil

  • 2008 : Méduse en son miroir (et autres textes), Mare nostrum

  • 2008 : Là où les tigres sont chez eux, Éditions Zulma (prix Médicis, grand prix Jean-Giono, prix du roman Fnac)3

  • 2010 : La Montagne de minuit, éditions Zulma (grand prix Thyde Monnier 20104)

  • 2011 : La Mémoire de riz, éditions Zulma

  • 2012 : Les Greniers de Babel, éditions Invenit

  • 2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma2014 : L’île du Point Némo, éditions Zulma

Poésie

  • 1983 : D’un Almageste les fragments : Périhélie, L’Alphée, n°10

  • 1986 : D’un Almageste les fragments : Sur des ruines Le Chat bleu, cahier n°3

  • 1990 : D’un Almageste les fragments : Pancrace, Bruno Grégoire, Poésies aujourd’hui,Seghers

  • 2006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°242006 : Alerte, Catacombes Le Mâche-Laurier, n°24

Essais

  • 1991 : Une certaine façon de se taire…, Quai Voltaire, n°3

  • 1998 : What It Means To Be in the Forest (Version française) Zingmagazine, volume 2, New-York

  • 1999 : Libye grecque, romaine et byzantine, Édisud

  • 2003 : Sites et monuments antiques de l’Algérie,avec Claude Sintes, Édisud

  • 2004 : Vestiges archéologiques du Liban, avec Dominique Piéri et Jean-Baptiste Yon, collection « Archéologie », Édisud-Librairie Antoine

  • 2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Edisud2011 : Sicile Antique, avec Bernard Birrer et Hervé Danesi, collection « Archéologies », Édisud

Eléments sur « là où les tigres sont chez eux » :http://wp.me/p5X6E1-25

Pedro Juan Gutierrez, (Cuba)

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Pedro Juan Gutierrez, né en 1950 à Matanzas (Cuba)

On retrouve dans chaque livre de Pedro Juan Gutiérrez, Trilogie sale de La Havane, Animal tropical et l’insatiable homme araignée, son antihéros éponyme, Pedro Juan, un homme qui a « appris lui-même à ne rien prendre au sérieux », et dont le locus operandi hante toutes les rues du centre de La Havane, considéré être le quartier le plus agité de la ville. Le style de Pedro Juan Gutiérrez – génial, brutal et parfois drôle – est bien assorti au décor.

Mon avis sur l’auteur Cet auteur ne laisse pas indifférent, par sa forme d’écriture et le contenu de ses récits susceptibles d’éffaroucher les âmes prudes et bien pensantes. J’ai lu des critiques de personnes offusquées par les scènes de sexe, sa soi-disant « trivialité », pour avoir vécu trois années à temps plein dans ce pays, dans un quartier populaire et non touristique je puis dire que Gutierrez est dans le vrai de la vie cubaine (à une certaine époque de son histoire), souvent misérable » où le manque de perspectives financières ne laisse plus comme loisirs que le sexe et l’alcool frelâté…

Critique de Mme Catherine Le Ferrand :

— » Cuba ? Laissez-moi réfléchir… Les plages interminables de Varadero ? Les discours-fleuve de Fidel ? Le mojito ?…. Les cigares ! Où avais-je la tête ! Ah ! Et puis aussi, la salsa, le Malecon, Che Guevara… On a déjà tout vu, dans Buena Vista Social Club, et puis il y a Zoé Valdés, la plus cubaine des Parisiennes, qui nous découpe de temps en temps une petite tranche de quotidien, histoire qu’on sache qu’il y a autre chose… Mais j’y pense ! Où sont les Cubains ?

Les Cubains ?… Ils s’entassent dans des palais en ruine, sans eau, sans électricité… Ils élèvent des cochons dans des arrière-cours fétides, partagent à dix des toilettes bouchées, s’inventent des métiers aussi improbables qu’indispensables pour trouver le dollar qui les fera survivre. Et le pire devient normal parce qu’on s’habitue à tout… A la misère, à la faim, à vivre sans projets, sinon celui du prochain repas, à ce que les journées ne soient qu’un parcours d’obstacles à la recherche du minimum vital. Mais surtout parce qu’il y a une chose que personne ne pourra leur enlever, c’est le sexe !

La Trilogie sale de La Havane, ce sont trois volets, comme des instantanés entre histoires fantastiques, portraits et autobiographie. C’est l’image truculente d’une ville à la dérive où tout est soluble dans le rhum et la fesse, surtout le désespoir. Les femmes sont rondes, chaudes et généreuses, et les hommes ont tous de quoi les satisfaire ! Les Cubains par leur simple anatomie, bien sûr, les gringos par leurs dollars… faute de mieux ! Les femmes cherchent fortune sur le Malecon en combinaisons lycra marché noir, les hommes optimisent leur anatomie à la sortie des hôtels de luxe…. »

http://www.avoir-alire.com/trilogie-sale-de-la-havane

Bibliographie de l’auteur :

  • Trilogie sale de La Havane

  • Animal tropical

  • Le roi de La Havane

Autres titres :

L’Homme-araignée insatiable, Viande à chien, La mélancolie des lions, Le nid du serpent, Notre GG dans La Havane, Moi et une vieille négresse voluptueuse (poésie), Lulú le dégagé (poésie)

Léonardo Padura (Cuba)

Léonardo Padura : né en 1955 à La Havane (Cuba)

Leonardo Padura Fuentes est l’auteur le plus célèbre travaillant à Cuba aujourd’hui. Il a écrit des scripts de films, des livres de nouvelles et une série de romans policiers traduits en de nombreuses langues. Ses essais politiques servent d’aides scolaires pour les cours dans les universités du monde entier.

Malgré tout ceci, Padura (comme il s’appelle lui-même) n’attire pas beaucoup de visiteurs de l’étranger. Les touristes s’approchent rarement de l’étude faisant l’objet de son livre, dans la banlieue de classe ouvrière de Mantilla. Non, les gens qui viennent à La Havane à la recherche d’un écrivain, recherchent la plupart du temps les traces d’Ernest Hemingway. Ils se rassemblent à l’hôtel Ambos Mundos, la première résidence cubaine d’Hemingway, et ignorent son quartier populeux de Mantilla.

Son oeuvre :

  • Cycle Les Quatre Saisons :

    • Passé parfait (1991) – Prix des Amériques insulaires 2002,  éditions Métailié, 2000

    • Vents de Carême (1994), éditions Métailié

    • Electre à La Havane (1997) – Prix Café Gijon 1995, Prix Hammet 1998,éditions Métailié, 1998 

    • L »Automne à Cuba (1998) – Prix Hammet 1999 éditions Métailié, 1999

  • Adiós Hemingway (2001), éditions Métailié, 

  • Les brumes du passé (2005), éditions Métailié, 2006 

  • Mort d’un chinois à La Havane (2011), éditions Métailié, 2001 

  • Heretiques (2013), éditions Métailié, 2013

  • Fiebre de caballos (1988)

  • Le Palmier et l’Etoile (2002), roman policier historique ayant pour héros le poète José María Heredia, éditions Métailié, 2003 

  • L’homme qui aimait les chiens (2009), roman fondé sur les dernières années à La Havane de Ramón Mercader, l’assassin de Léon Trotski, éditions Métailié, 2011

  •  padura

Mon avis sur « Electre à La Havane » :

—Un livre qui m’a transporté à nouveau dans cette ville que j’ai quittée, sur les pas d’El Conde (le comte en espagnol, le flic en français..) je me suis baladé sur ses traces. J’ai retrouvé cette atmosphère insouciante et grave à la fois, joyeuse et triste, mélange sucré salé, paradis et enfer sur terre, où tout semble permis mais où l’on se heurte à l’interdit à chaque coin de rue, chaque acte de la vie privée ou publique, où le regard de l’autre peut être autant bienveillant que fliqué…Et Padura sait nous mettrre dans cette ambiance lui qui commence sa demarche avec plein d’à prioris sur les homosexuels et qui au fil des pages ouvre les yeux, entend leurs misères à Cuba et les comprend de plus en plus…Ce bouquin est un requisitoire aussi fort que le film « fraise et chocolat »…

Style et thèmes :

Padura a une belle écriture, limpide et agréable, sa lecture est aisée et il dispose d’une importante documentation sur les thèmes qu’il aborde et ce grâce à une aide internationnale, il en est ainsi de l’homosexualité, de la peinture, de la poèsie, du nationnalisme, de l’intolérance religieuse et du racisme..etc…

Classifié comme auteur de polars, il ne faut pas s’attendre à trouver dans ses oeuvres des enquêtes à l’américaine ou à la française. En fait, son policier « le Cond » dans ses premiers ouvrages est anti-flic, il réchigne à suivre le système et il n’a qu’une envie, quitter la Police. 

Il le fera, et deviendra « Privé » puis « chercheur de livres rares », dans « Hérétiques » son dernier ouvrage notamment. Mais dans cette évolution deux axes le guident : son amour des enquêtes et son amitié avec ses « potes » d’enfance dont « El flaco », « El conejo » etc…

Connus sur les bancs de l’école, chez lui rien ne vaut un bon repas entre amis et une bouteille de rhum ou de bière, ah si, peut être son amour d’enfance qu’il poursuit d’oeuvre en oeuvre…

Sur « les Hérétiques »  :  http://aaronguide.com/2015/04/08/les-heretiques-de-leonardo-padura/

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Les livres d’Histoire et de voyages, critiques de livres

 

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Ce blog en parallèle avec une visite des curiosités du Vieux Nice vous propose de développer votre goût des voyages, en vous présentant sous formes de critiques, des livres d’histoire et de voyages.

Chaque livre publié ici sera accompagné d’un petit résumé, éventuellement d’un mot de l’éditeur et d’un avis personnel que je vous soumettrai. De plus une fiche sera établie par auteur, ceux ci étant choisis pour le dépaysement qu’ils peuvent procurer. Cela pourra être Léonardo Padura, Elif Shafak, Pedro Juan Gutierrez, Blas de Roblès, Luis Sepulveda, etc..etc. Ils sont Chiliens, Cubains, Français, Turcs, de tous horizons, avec eux nous parcourrerons le monde. A bientôt sur Aaron guide.

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