L’Impact de Philip Kerr

L’Impact de Philip Kerr

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Tom Jefferson est tueur à gages, très reconnu dans la profession, charmeur, efficace, et irréprochable. Il est contacté par un proche de la CIA et de la mafia, qui lui demande d’étudier la faisabilité d’éliminer « le barbu », Fidel Castro. Cet assassinat arrangerait tout le monde : le gouvernement, bien sûr, mais aussi la mafia, qui a dû renoncer à la mine d’or des casinos cubains. Sans la mafia, Kennedy n’aurait pas gagné cette élection. On attend donc de lui qu’il laisse tomber l’enquête à grande échelle que le gouvernement a lancée contre le crime organisé. S’il refuse, la mafia détient un enregistrement sonore du Président en train de faire l’amour avec Marilyn Monroe. Quand on fait écouter à Tom cette cassette, c’est la voix de sa femme, qui travaille pour le bureau de campagne du Président, qu’il reconnaît. Quelques jours plus tard, celle-ci est retrouvée morte. Tom brise son contrat sur Castro et disparaît. Les commanditaires s’inquiètent : d’après la rumeur, il voudrait venger la mort de sa femme et assassiner JFK…
L’auteur :
Né à Édimbourg en 1956, Philip Kerr a fait des études de droit avant de devenir journaliste. Il est également l’auteur de romans d’anticipation, de scénarios et de livres pour enfants qui ont rencontré un grand succès. Unanimement saluée par la critique et couronnée de nombreux prix, la série centrée autour de Bernie Gunther a fait de Philip Kerr un auteur reconnu dans le monde entier. Il est traduit dans plus de trente langues.

Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

Le palmier et l’étoile de Léonardo Padura

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Fernando revient passer un mois à La Havane, après 18 ans d’exil, pour enfin trouver le mystérieux manuscrit autobiographique du grand poète José Maria Heredia, auquel il a consacré sa thèse. Il souhaite aussi tirer au clair les circonstances qui l’ont contraint à l’exil. Qui l’a trahi ?

A la mélancolie du retour de l’exilé et au suspens de sa recherche, se superpose le journal de Heredia, alors que Cuba luttait pour son indépendance, ainsi que les réflexions du fils du poète, franc-maçon, dans les années 20.

Des parallélismes surprenants émergent dans la vie des trois hommes, comme si à travers les siècles, l’histoire de Cuba marquait d’un sceau fatal les destins individuels. Dénonciations, exil, intrigues politiques, trahisons semblent inévitables à tout créateur talentueux, quel que soit le moment historique qui’ lui est donné à vivre.

Leonardo Padura confirme ici, au-delà du roman noir, son talent d’écrivain. Il nous emmène à la fois dans un voyage aux origines de la conscience nationale cubaine à travers la vie de son premier grand poète romantique, et au cœur des questions que la situation actuelle impose à tous les habitants de l’île

Yeruldelgger de Ian Manook

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Notes de l’éditeur :

Le corps enfoui d’une enfant, découvert dans la steppe par des nomades mongols, réveille chez le commissaire Yeruldelgger le cauchemar de l’assassinat jamais élucidé de sa propre fille. Peu à peu, ce qui pourrait lier ces deux crimes avec d’autres plus atroces encore, va le forcer à affronter la terrible vérité. Il n’y a pas que les tombes qui soient sauvages en Mongolie. Pour certains hommes, le trafic des précieuses « terres rares » vaut largement le prix de plusieurs vies. Innocentes ou pas.

Dans ce thriller d’une maîtrise époustouflante, Ian Manook nous entraine sur un rythme effréné des déserts balayés par les vents de l’Asie Centrale jusqu’à l’enfer des bas-fonds d’Oulan-Bator. Il y avait la Suède de Mankell, l’Islande d’Indridason, l’Ecosse de Rankin, il y a désormais la Mongolie de Ian Manook !

Léonardo Padura (Cuba)

Léonardo Padura : né en 1955 à La Havane (Cuba)

Leonardo Padura Fuentes est l’auteur le plus célèbre travaillant à Cuba aujourd’hui. Il a écrit des scripts de films, des livres de nouvelles et une série de romans policiers traduits en de nombreuses langues. Ses essais politiques servent d’aides scolaires pour les cours dans les universités du monde entier.

Malgré tout ceci, Padura (comme il s’appelle lui-même) n’attire pas beaucoup de visiteurs de l’étranger. Les touristes s’approchent rarement de l’étude faisant l’objet de son livre, dans la banlieue de classe ouvrière de Mantilla. Non, les gens qui viennent à La Havane à la recherche d’un écrivain, recherchent la plupart du temps les traces d’Ernest Hemingway. Ils se rassemblent à l’hôtel Ambos Mundos, la première résidence cubaine d’Hemingway, et ignorent son quartier populeux de Mantilla.

Son oeuvre :

  • Cycle Les Quatre Saisons :

    • Passé parfait (1991) – Prix des Amériques insulaires 2002,  éditions Métailié, 2000

    • Vents de Carême (1994), éditions Métailié

    • Electre à La Havane (1997) – Prix Café Gijon 1995, Prix Hammet 1998,éditions Métailié, 1998 

    • L »Automne à Cuba (1998) – Prix Hammet 1999 éditions Métailié, 1999

  • Adiós Hemingway (2001), éditions Métailié, 

  • Les brumes du passé (2005), éditions Métailié, 2006 

  • Mort d’un chinois à La Havane (2011), éditions Métailié, 2001 

  • Heretiques (2013), éditions Métailié, 2013

  • Fiebre de caballos (1988)

  • Le Palmier et l’Etoile (2002), roman policier historique ayant pour héros le poète José María Heredia, éditions Métailié, 2003 

  • L’homme qui aimait les chiens (2009), roman fondé sur les dernières années à La Havane de Ramón Mercader, l’assassin de Léon Trotski, éditions Métailié, 2011

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Mon avis sur « Electre à La Havane » :

—Un livre qui m’a transporté à nouveau dans cette ville que j’ai quittée, sur les pas d’El Conde (le comte en espagnol, le flic en français..) je me suis baladé sur ses traces. J’ai retrouvé cette atmosphère insouciante et grave à la fois, joyeuse et triste, mélange sucré salé, paradis et enfer sur terre, où tout semble permis mais où l’on se heurte à l’interdit à chaque coin de rue, chaque acte de la vie privée ou publique, où le regard de l’autre peut être autant bienveillant que fliqué…Et Padura sait nous mettrre dans cette ambiance lui qui commence sa demarche avec plein d’à prioris sur les homosexuels et qui au fil des pages ouvre les yeux, entend leurs misères à Cuba et les comprend de plus en plus…Ce bouquin est un requisitoire aussi fort que le film « fraise et chocolat »…

Style et thèmes :

Padura a une belle écriture, limpide et agréable, sa lecture est aisée et il dispose d’une importante documentation sur les thèmes qu’il aborde et ce grâce à une aide internationnale, il en est ainsi de l’homosexualité, de la peinture, de la poèsie, du nationnalisme, de l’intolérance religieuse et du racisme..etc…

Classifié comme auteur de polars, il ne faut pas s’attendre à trouver dans ses oeuvres des enquêtes à l’américaine ou à la française. En fait, son policier « le Cond » dans ses premiers ouvrages est anti-flic, il réchigne à suivre le système et il n’a qu’une envie, quitter la Police. 

Il le fera, et deviendra « Privé » puis « chercheur de livres rares », dans « Hérétiques » son dernier ouvrage notamment. Mais dans cette évolution deux axes le guident : son amour des enquêtes et son amitié avec ses « potes » d’enfance dont « El flaco », « El conejo » etc…

Connus sur les bancs de l’école, chez lui rien ne vaut un bon repas entre amis et une bouteille de rhum ou de bière, ah si, peut être son amour d’enfance qu’il poursuit d’oeuvre en oeuvre…

Sur « les Hérétiques »  :  http://aaronguide.com/2015/04/08/les-heretiques-de-leonardo-padura/

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