Curiosités du Vieux Nice

A partir du XIII° siècle la ville est descendue du Château et ses installée sur ces pentes en direction du Paillon. Elle installa son port aux Ponchettes.

La vieille ville comprenait une centaine d’îlots que la Révolution a supprimé pour supprimer les noms de Saints avec lesquels ils étaient baptisés. De nos jours il ne reste plus que deux emblèmes d’îlots, celui de la rue Alexandre Mari et celui de la rue Barillerie (je n’en ai retrouvé qu’un, celui de la rue Alexandre Mari :

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Le quartier le plus récent du Vieux Nice se trouve près de la rue Saint François de Paule, il s’appelle « le pré aux oies » (prat ai auca) en raison des marécages dûs à la présence du Paillon. Il faut se rappeler également que depuis l’Antiquité les oies avertissaient les villes des dangers d’invasions.

La rue Saint François de Paule détient les premiers bâtiments de style néo-classique:

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Au 8 rue Saint François de Paule se tenait le siège de la Préfecture Française :

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Matinée sur la colline du Château

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Le Vieux Nice, les Ponchettes et le Cours Saleya

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Les fouilles archéologiques :

 

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Smollett, Aragon, Elsa Triolet et Berlioz…

Tobias Smollett occupa un appartement sur le Cours Saleya, il y a deux siècles et demi, il décrivit la vie dans ce quartier :

« En été, vers huit ou neuf heures, on peut voir une partie de la noblesse réunie dans un endroit que l’on appelle le Parc. En réalité, c’est une espèce de rue bordée d’un côté par des maisons tres insignifiantes, de l’autre par le rempart  qui cache la vue de la mer. On peut y  contempler les nobles étendus par paires sur des billots de bois, au clair de la lune, chaque dame ayant son sigisbèe auprès d’elle. Le mari et le sigisbèe vivent côte à côte comme deux frères pendant que l’épouse et la maîtresse s’embrassent avec les marques de la plus chaude affection. Je ne désire pas entrer dans les détails. »

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Vers le milieu du Cours Saleya, un passage mène au quai des Etats Unis à hauteur du numéro 10-12. Louis Aragon et Elsa Triolet y trouvèrent refuge en 1941. Aragon dit c’est : » deux pièces au dessus d’un restaurant du quai des Ponchettes, avec la chambre ouvrant sur le ciel et la mer ». « Nous habitions, Elsa et moi, ce logement à ogives qui aurait tenu dans le creux de ma main, aux Ponchettes, à Nice, et on entrait par derrière, par une longue cour où se faisaient des arrivages de poissons et de courges, pour tomber à l’étage sur le ciel et la mer sans intermédiaire dans la fenêtre bleue ».

Elsa Triolet y écrivit « le cheval blanc » et Aragon commença « Aurélien ».

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Aragon rencontre Matisse à Nice, ce qui donne de la part d’Aragon « Henri Matisse, Roman ». Matisse lui, croqua au fusain et à la plume plusieurs portraits d’Aragon et d’Elsa Triolet.

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Sur les contreforts de la colline du château la Tour Bellanda annexe d’un hotel accueillit le grand compositeur Berlioz à plusieurs reprises. « Je suis à Nice, j’en aspire l’air tiède et embaumé. La musique m’embrasse et l’avenir me sourit. J’ai passé à Nice les plus beaux jours de ma vie. » C’est à Nice qu’il écrivit l’ouverture du Roi Lear et de Rob Roy.

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Tchékhov, Matisse, Apollinaire et le Vieux Nice…

Writer Anton Chekhov. January 1889. Reproduction. From the collection of the Chekhov Museum-Apartment in Moscow.

Writer Anton Chekhov. January 1889. Reproduction. From the collection of the Chekhov Museum-Apartment in Moscow.

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Anton Tchékhov et Matisse résidèrent à l’Hotel Beau Rivage au 24 Rue Saint François de Paule (je n’ai découvert aucune plaque sur la façade de l’hotel..Si, elles sont à l’arrière sur le Quai des Etats Unis…errare humanum est.)

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Matisse vint une première fois à Nice en 1916, Tchékhov y arriva en 1894. De 1921 à 1938 Matisse occupa le Palais Caïs de Pierlas au fond du Cours Saleya avant qu’il ne s’installe au Régina à Cimiez par commodités…

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En arrivant à l’hotel, Tchékhov apprit que son amie de coeur venait de perdre son enfant, ce drame fut à l’origine d’une belle tragédie : « la Mouette »…

Au 2 Rue Saint François de Paule toujours, le Palais Hongran de Fiano hébergea 15 jours en 1796 Bonaparte. Mais surtout c’est dans ce palais qu’en 1897 le poète Apollinaire passa son baccalauréat et échoua. Après cet échec il flâne dans le Vieux Nice : « aux odeurs de chair crue, de pâte aigre, de morue et de latrines ».

Apres y avoir passé 12 années sa famille quitte Nice en 1899, il y revient à 34 ans et en 1914 il demande sa naturalisation et s’engage pour la guerre. Nice lui avait inspiré « Les pélerins de Laghet » et « Le Gitan ». Il y avait rencontré Lou, Louise de Coligny -Châtillon, ce fut l’amour fou, il lui écrivit quelques uns de ses plus beaux poèmes d’amour. Lou est frivole et ne l’aime pas, Elle se livre à lui une semaine, ils rompent à Marseille. Il rejoint un régiment d’artillerie à Nîmes, c’est dans le train de Nice qu’il rencontre Madeleine Pagès. Blessé en 1916, il rompt avec Madeleine.

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A un ami il recommandera : »les pâtes de Guys aux Ponchettes, les sanguins de Falicon, la daube de Bouttau, les raviolis à la blette de la Bicon, au fin fond de la promenade des anglais. » Il mourra en 1918 de la grippe espagnole sans être revenu à Nice.

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Le Cours Saleya vu de l’esplanade des Ponchettes…

Le Cours Saleya vu de l’esplanade des Ponchettes…

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Le Palais des Rois Sardes

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